Le télétravail, c’est quoi ?

Retrouvez nos conseils sur tous les aspects du télétravail :

homme avec bureau de travail à domicile

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Le télétravail, vaste sujet auquel on a tous été confrontés un jour l’autre. Quand j’étais plus jeune, certains de mes amis me racontaient comment ils avaient réussi à garder leur job pendant ce long voyage, un petit détour à la campagne, ou qui se définissent même comme “digital nomad”. Pendant longtemps ces gens étaient une petite minorité qui travaillaient sur des secteurs de pointe, notamment dans le marketing digital, et avaient la fâcheuses tendance à ne pas tout dire sur les réalités du télétravail.

Mais désormais, j’entends un grand nombre de personnes très éclectique qui font fit des risques du télétravail pour vivre de cette façon. Quand certains font ce choix pour passer plus de temps avec leurs enfants, d’autres veulent juste avoir un meilleur équilibre vie privée/vie professionnelle. Grâce a développement d’internet et des nouvelles technologies de l’information, télétravailler devient plus facile, mais surtout de plus en plus courant.

Plus récemment la crise sanitaire du Covid-19 a confiné une grande partie de la planète, ce qui a imposé à un nombre important d’employeurs et salariés le passage accéléré en télétravail. Alors plus question d’écouter en souriant ceux qui nous racontent cette façon de vivre sans que l’on comprenne bien les enjeux, il est temps de poser une définition et inviter tout le monde à comprendre à ce qu’est le télétravail. Cela vous permettra peut-être de prendre du recul sur votre télétravail forcé ou vous aidera à déterminer si c’est un mode de vie qui pourrait vous convenir.

C’est quoi ?

La définition la plus simple du télétravail :

C’est une forme d’organisation en entreprise par laquelle un travail est effectué par le salarié en dehors des locaux de l’employeur, de façon régulière, volontaire et concertée. Pour parler de télétravail, il faut que l’employé ait eu la possibilité de réaliser sa mission dans les locaux de l’entreprise.

Par ce qu’il exerce son activité régulièrement loin des bureaux traditionnels, le télétravailleur utilise continuellement les technologies de l’information et de la communication et nouveaux outils numériques.

Le concept de base qui sous-tend le télétravail et qu’il n’y a plus besoin d’un endroit spécifique pour effectuer une mission. Au lieu de se rendre chaque jour au bureau pour travailler à partir d’une place qui ne lui est pas propre les télétravailleurs le loisir de concevoir dure journée afin de vivre au mieux vie personnelle et vie professionnelle et ainsi développer le potentiel de chacune en fonction des besoins de sa propre personnalité.

Depuis 2017 et l’ordonnance du 22 septembre, la réglementation autour de la mise en oeuvre du télétravail en entreprise a été assouplie, ainsi il n’est plus obligatoire de l’écrire dans le contrat de travail ou de rédiger un avenant. Un accord mutuel à l’oral ou l’écrit entre l’employeur et le salarié suffit à mettre en place cette organisation, par exemple pour du télétravail occasionnel.
Plus largement, il peut être encadré par un accord collectif ou une charte de télétravail qui est écrite en concertation avec les représentants du personnel. Cet accord ou charte recense les droits et obligations de chacun dans cette nouvelle organisation du travail à distance. Ces ordonnances permettent aussi de mettre une définition claire sur le télétravail, et permet de regrouper sous le même terme tous les dérivés qui pouvaient nous embrouiller : work-from-home, mobile working, home office.

Attention, il est bien question d’une façon tout à fait nouvelle de travailler, pas un aménagement des horaires. Son instauration n’a donc pas de répercussions sur le calcul du temps de travail effectif. Le télétravail peut concerner les salariés en CDI ou en CDD sans condition d’ancienneté, dès l’embauche ou par la suite. Dans le même sens, il peut être partiel (1 jour par semaine) ou total.

Du côté du télétravailleur, cette nouvelle organisation à distance invite à une plus grande liberté, ce qui permet de mieux aménager son emploi du temps, mais parfois même d’adopter un mode de vie moins conventionnel (nomade, dans une autre ville en France ou à l’étranger), tout en restant professionnellement actif. Évidemment tous les jobs ne sont pas touchés de la même façon par ce nouveau paradigme et tous les employés ne sont pas égaux devant l’autonomie. 

On considère comme télétravailleur le volontaire qui effectue de façon régulière une mission (à temps plein ou partiel), en utilisant des outils d’information et de communication et hors des locaux de son employeur.

Pour qui ?

D’un point de vue théorique et législatif le télétravail s’applique à toutes les catégories professionnelles, même s’il est évident que certains postes sont difficilement digitalisables. On peut ainsi circonscrire sa mise en place aux emplois qui utilisent au moins partiellement les outils numériques pour accomplir le coeur de leurs tâches. Les métiers de l’artisanat, de la construction ou de la vente sont ainsi difficilement télétravaillables.
Cela n’est peut-être pas le cas de toute l’entreprise, alors le télétravail peut être une possibilité offerte seulement à une partie des salariés. Certaines catégories de personnes sont plus susceptibles d’avoir accès à cette organisation : les seniors, les salariés handicapés, en mi-temps thérapeutique ou qui subissent un événement personnel particulier.

Le télétravail, bien qu’il ne soit pas régit ici par les mêmes lois et réglementation concernent trois types de personnes, les salariés du privé, les fonctionnaires au sein de la fonction publique et une dernière catégorie un peu à part constituée des indépendants.

Dans le privé 

Les employés du secteur privé et tous les salariés du secteur public qui le sont dans les conditions du droit sont concernés et soumis au même régime. Même si chacun est éligible et est en droit de demander un passage en télétravail, certaines de personnes sont particulièrement susceptibles de bénéficier du télétravail.

Les employés les plus âgés peuvent ainsi bénéficier du télétravail dans le cadre de la transition qui est à venir, celle qui va vers la cessation d’activité. En effet, cela peut être une manière plus délicate de sortir de la vie active.
Dans le même temps, les salariés en temps partiel thérapeutique sont plus vulnérables, alors pour limiter les sources de fatigue (notamment à cause du déplacement, mais aussi des rencontres physiques) le télétravail peut leur être accordé de façon prioritaire.
Cela peut être un bon compromis pour les employés ayant été arrêtés pendant longtemps, le retour progressif au travail permettant de vivre son retour à son rythme.

Pour certains employés handicapés, c’est même une condition de maintien de l’emploi, évitant ainsi nombre de problématiques liées à leur handicap.
La vie familiale peut parfois être agitée et nécessiter une attention plus grande attention, voir même aménagement professionnel, le télétravail peut être une option particulièrement intéressante pour diminuer la fatigue et les déplacements.


C’est par exemple un bon moyen pour les employeurs d’accorder un meilleur équilibre à leurs employées pendant la grossesse ou après la naissance de l’enfant. Le télétravail ne doit jamais être un substitut à la période de congé maternel, mais peut être une forme d’élargissement de celle-ci.

Parfois c’est la société tout entière qui a besoin d’un meilleur équilibre et qui peut amener à mettre en place le télétravail. Évidemment, nombre d’habitants des grandes villes ont connu des situations de grèves des transports exceptionnelles ayant paralysé Paris, on pense également aux attentats, aux pics de pollution ou à des catastrophes naturelles. Le cas le plus emblématique dans laquelle une situation urgente et importante impose le télétravail est bien évidemment le risque d’épidémie, puisque le télétravail était la seule alternative pour les métiers non-essentiels pendant le confinement lié à la crise du Covid 19 (qui a confiné plus de 2,5 milliards de personnes dans le monde).

Dans le secteur privé, on distingue trois particularités qui ne rentrent pas dans la définition de télétravail salarié, mais peuvent s’y assimiler. C’est par exemple le cas des indépendants, de plus en plus nombreux dans le monde entier. Selon l’étude Freelance 2018 Malt-Ouishare, en 2016, la France compte 830 000 freelances en 2016, une augmentation de 126 % en dix ans. Bien qu’il ne soit pas concrètement en télétravail, ils en reprennent le plus souvent tous les codes, en travaillant souvent loin de leurs clients, parfois de façon nomade. Parmi ces Freelances on compte par exemple les pigistes qui sont historiquement la catégorie la plus encline à pratiquer le travail à la maison.

Enfin la dernière catégorie en forte augmentation qui reprend les codes du télétravail est celle des entrepreneurs. Avec le développement des nouveaux modèles d’entreprises par exemple de développement logiciel ou SaaS, la structure n’a même pas besoin d’un emplacement précis. Dans le même temps certains réinventent leur métier, c’est le cas de mon ami qui est professeur de golf, et qui a mis ses cours en ligne et analyse le geste de ses élèves grâce à des vidéos prises avec leurs smartphones.

C’est grâce à cette ingéniosité, couplée aux nouvelles technologies que de plus en plus d’activités peuvent ainsi permettre l’essor du télétravail. Il est évidemment très présent dans le secteur de la technologie, du conseil ou créatif, mais commence de se propager à une multitude de secteurs. Toutes les industries commencent de passer quelques postes en télétravail, les changements les plus surprenants viennent des secteurs de l’éducation, de la santé ou du droit, qui par la force des choses se sont transformés plus rapidement. Ainsi le monde du télétravail est plein d’opportunité, il n’y a pas de bon moment pour se lancer autre que celui où vous vous sentez prêts.

Dans le public

Les employés du secteur public peuvent également bénéficier du télétravail bien qu’il ne soit pas réglementé de la même façon. Tous les agents publics peuvent potentiellement avoir accès au télétravail, excepté les militaires :

  • les fonctionnaires régis par la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires (fonctionnaires civils des administrations de l’État, des régions, des départements, des communes et de leurs établissements publics, y compris les établissements publics hospitaliers) ;
  • les agents publics civils non fonctionnaires ;
  • les magistrats de l’ordre judiciaire régis par l’ordonnance du 22 décembre 1958 portant loi organique relative au statut de la magistrature.

 Cette règle a été définie par le décret n° 2016-151 du 11 février 2016 relatif aux conditions et modalités de mise en œuvre du télétravail dans la fonction publique et la magistrature. Cependant les conditions qui encadrent le télétravailleur peuvent être bien différentes de l’un à l’autre, tout le cadre est défini au sein de chacune des administrations grâce à des textes d’application. Le Code du travail et le décret en question ne donnent aucune règle concernant cette mise en exécution ou pour la circonscription des postes éligible.

Dans ce sens, tous les fonctionnaires n’ont pas les mêmes possibilités ou mêmes règles dans l’exécution du travail à distance, les particularités de chaque administration ont donc leurs particularités dans la prise en charge des frais ou le contrôle du temps de travail. Ainsi deux fonctionnaires exécutants des postes similaires dans des ministères différents ne sont pas forcément soumis aux mêmes règles., celles-ci figurent dans un arrêté individuel (équivalent à l’avenant du contrat de travail).


Comment ?

Malgré tout, le concept est encore un paradigme nouveau et en construction dans le monde du travail. Les dispositifs qui permettent d’adopter cette nouvelle organisation sont de plus en plus nombreux et efficaces, ce qui a permis de réduire de façon très importante les problématiques de communication et de suivi de la productivité qui pouvaient exister chez les entreprises pionnières.


Le cadre du télétravail est ainsi législatif, mais il nécessite aussi l’application de bonnes pratiques qui vont permet une meilleure efficacité et satisfaction des deux partis. Il est donc nécessaire de contractualiser ce cadre, d’avoir les bons outils de télétravail pour mener à bien son projet et d’être clair sur les attentes respectives.

Dans le cas qui était la norme jusqu’à maintenant, les modalités relatives au télétravail étaient principalement précisées dans le contrat de travail ou un avenant. Désormais, cela n’est plus obligatoire, par contre, c’est un accord collectif qui prend le relais pour définir les grandes lignes de l’application. Il convient de rappeler que l’instauration du télétravail dans l’entreprise est un accord entre le salarié et son employeur, et qu’il peut être refusé sans conséquence pour les deux parties. Enfin le télétravailleur doit pouvoir bénéficier des mêmes avantages que les autres salariés (rémunération, formation, avantages sociaux).

Pour en savoir plus sur les conditions de mise en place de l’accord collectif ou la négociation avec l’employeur, vous pouvez vous référer à notre guide qui détaille les aspects juridiques du télétravail. Il détaille les deux points suivants.

Présence

Dans ces accords nous retrouverons les bases de la relation et du suivi de cette organisation de l’emploi. Les premières dispositions correspondent le plus souvent au temps de travail, qui doit pouvoir évoluer dans le temps pour coller au mieux aux besoins du télétravailleur. D’un autre côté, pour faciliter le suivi de la productivité et le bon fonctionnement de l’entreprise, il est régulièrement admis que certaines plages horaires fixées au préalable, sont une base pendant laquelle l’employé doit travailler être joignable, pour lui laisser plus de liberté dans la journée ou la semaine.

Enfin on peut aussi trouver dans ces accords collectifs des clauses relatives à la présence des salariés dans les locaux un certain nombre d’heures, de jours, ou lors de certains moments stratégiques. Cette façon d’organiser le travail est totalement compatible avec un travail à mi-temps, par exemple thérapeutique, ou même de confort.

Outils

Le second point majeur qui est abordé dans l’accord entre le salarié et le manager est celui des outils qui vont être utilisés dans la gestion de ce télétravail. Les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) permettent de largement faciliter l’exécution du travail depuis n’importe quel endroit. Pendant de nombreuses années, il était préférable d’avoir son service informatique qui pouvait supporter une telle mise en place.


Il faut encore s’assurer de pouvoir profiter de serveurs dédiés par exemple pour accéder aux dossiers internes de l’entreprise depuis chez soi. En général, cela peut être largement contourné et de nombreux logiciels permettent de mettre en place facilement le partage d’informations, que ce soit WeTransfer pour les gros fichiers, les versions professionnelles de Google Doc permettront de synchroniser des documents, Slack et Teams d’avoir des discussions en visio ou des chats informels.


Enfin les licences de la plupart des logiciels professionnels sont désormais “as a service” et peuvent facile être partagées entre les ordinateurs d’une seule personne. Le point le plus important et de bien définir quels sont les canaux de communication et la façon de travailler qui est attendue, pour ne pas créer de frustration.

Dans le même temps où il doit pouvoir remplir les mêmes missions que dans les locaux classiques, il doit avoir accès à un bureau et autres matériels techniques qui vont lui permettre de les mener à bien. D’après le Code du travail, tous les coûts qui pourraient découler directement de cet aménagement (logiciels, abonnements, bureau, et maintenance) doivent être pris en charge par l’employeur, sauf dans le cas d’un accord d’entreprise ou de branche qui viendrait amender cela.

Dans le secteur public, la prise en charge des aménagements, outils et la maintenance associée, est fixé par les arrêtés ministériels d’application du décret du n° 2016-151 du 11 février 2016 relatif aux conditions et modalités de mise en œuvre du télétravail dans la fonction publique et la magistrature.

Dans tous les cas, de par la démarche volontaire que la mise en place du télétravail implique du côté de l’employeur et celui de l’employé, il est indispensable de ne pas créer la surprise chez l’un ou l’autre. Cette transformation de l’entreprise est une aventure commune avec les salariés qu’il convient de préparer et surtout d’adapter pour coller aux valeurs de l’entreprise, et aux aspirations du futur télétravailleur. Ainsi il est induit que les pratiques managériales devront évoluer avec cette nouvelle organisation, basée sur la confiance et le respect de la vie privée, du droit à la déconnexion, et l’empowerment de chacun.

Ou ? 

Le domicile de l’employé n’est pas le seul endroit où le salarié en télétravail peut travailler et de nombreux lieux sont envisageables, tout dépend des besoins et contraintes du salarié en télétravail. Le télétravail étant de plus en plus pratiqué autant que la création de startups et la multiplication des indépendants, on observe une largement démocratisation des lieux réservés au travail qui accueillent du public. Ceux-ci sont intéressants, car ils permettent de résoudre certaines problématiques liées à la différenciation le cercle privé et le cercle professionnel autant que le manque d’équipement.

Le télétravail à domicile 

Le télétravail à domicile est celui qui est le présent dans l’imaginaire collectif, bien loin de ressembler à une journée dans son lit avec un ordinateur sur les genoux, il doit être optimisé pour offrir des conditions de travail décentes au télétravailleur. Le salarié doit pouvoir effectuer sa mission dans des conditions identiques que dans les bureaux de l’entreprise. Il doit y être en sécurité et donc répondre aux normes sanitaires et techniques basiques.

Bien que le respect des normes soit un indispensable, il est laissé une grande liberté aux organisations publiques ou privées pour en assurer le respect. On voit dans certaines entreprises des comités de vérification spécifiques, qui vont s’intéresser à l’accès au domicile, la santé, la sécurité, l’ergonomie, la productivité. Ils sont ainsi proposés au salarié, qui peut préférer signer une déclaration sur l’honneur, le droit d’accès à son domicile lui étant réservé.

L’espace de coworking

Ils fleurissent dans les grandes villes et même dans les territoires, les espaces de coworking ont cette particularité d’être particulièrement adaptable en termes de location de bureau. Cela contraste largement avec l’historique bail 3-6-9. Particulièrement adapté aux travailleurs corporate et institutionnelles, on retrouve dans ces lieux tous les avantages d’un siège d’entreprise : bureaux fermés ou partagés, salles de réunion, une connexion internet fiable, un espace détente et parfois même salle de sport et yoga.

À la Défense à Paris les employés d’EY ont accès à l’espace de coworking Kwerk qui propose un grand nombre de commodités. Plus que des lieux proposant un poste de travail pratique et flexible, ils sont aussi propices à la rencontre et à l’échange avec d’autres professionnels. Ainsi en s’immergeant dans un univers avec parfois des façons de travailler ou des visions différentes, on peut beaucoup apprendre, ce mix sert résolution les échanges entre startups et grands groupes. De plus, il y a souvent une équipe dédiée à l’animation, chargée de créer des synergies et mettre à disposition tout le matériel nécessaire à ses clients.

Certaines entreprises mettent à disposition un certain nombre d’entrées par mois ou à l’année dans des espaces de coworking par exemple pour remplacer la voiture de fonction et inciter les employés à travailler près de chez eux. L’espace de coworking permet aussi de faire des allers et venues à volonté d’équipes complètes, par exemple les équipes innovation, de manière temporaire, pour un projet particulier.

Dans un lieu tiers

Ce qu’on appelle les tiers lieux sont tout ceux qui ne rentrent pas dans deux cases précédentes, mais permettent au télétravailleur la réalisation de sa mission. On parle ici de lieux qui pourraient être mis à disposition de l’entreprise par des collectivités territoriales, des associations ou des prestataires de services spécialisés. C’est par exemple ce que fait l’entreprise Anticafé, en permettant à des entreprises de créer des zones “café” informelles qui permettent de travailler dans une zone extérieure à l’entreprise qui ressemblent à un espace de coworking, mais réservée aux salariés de l’entreprise et leurs invités.

Ce modèle se rapproche de celui des “bureaux satellites”  qui sont des lieux appartenant à l’entreprise et qui permettent de mettre à disposition des salariés des postes de travail proche de chez eux tout en palliant aux risques d’isolement du télétravail à domicile, redouté par certains. Cependant, ce n’est pas du télétravail, étant donné qu’il est seulement question de bureaux de l’entreprise qui ne sont pas ses principaux.

Toutes ces solutions sont autant de manières de vivre son télétravail. Parfois le travail à domicile peut présenter des risques d’isolement, de manque de concentration, dans un dernier cas certains préfèrent seulement ne pas faire entrer de travail dans leur maison ou appartement par principe. C’est pour cela qu’ici encore, c’est les aspirations du télétravailleur, l’engouement du manager, la productivité, les valeurs et contraintes de l’entreprise qui devront primer pour trouver un accord qui convient à toutes les parties.

Le télétravail, c’est avant toute une chance pour l’entreprise de se réinventer, le salarié de se « challenger », et l’entreprise de se décharger d’un certain nombre de contraintes et donner plus de pouvoir à ses employés. L’analyse fine des tâches à accomplir, des façons de travailler et d’échanger devront être la base de ces discussions. Côté entreprise de nombreux enjeux de déconnexion, de qualité de vie au travail, d’accession à l’emploi, d’égalité des chances et de productivité peuvent être relevés par le télétravail.

Pour voir tous les avantages du passage au télétravail pour les employeurs et les salariés, par exemple avant d’entrer en négociation ou de formuler votre demande, vous pouvez poursuivre avec dans notre dossier pour mieux comprendre le télétravail! 

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